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CHAPITRE II Â« TU AIMERAS TON PROCHAIN COMME TOI-MÊME »

 

LE QUATRIÈME COMMANDEMENT : HONORE TON PÈRE ET TA MÈRE

 

455. Que commande le quatrième commandement?

2196-2200
2247-2248

Il commande d’honorer et de respecter nos parents et ceux que Dieu, pour notre bien, a revêtus de son autorité.

 

456. Quel est la nature de la famille dans le plan de Dieu?

2201-2205
2249

Un homme et une femme unis par le mariage forment ensemble, avec leurs enfants, une famille. Dieu a institué la famille et l’a dotée de sa constitution fondamentale. Le mariage et la famille sont ordonnés au bien des époux, à la procréation et à l’éducation des enfants. Entre les membres d’une famille s’établissent des relations personnelles et des responsabilités primordiales. Dans le Christ, la famille devient une Ã©glise domestique, parce qu’elle est communauté de foi, d’espérance et d’amour.

 

457. Quelle place tient la famille dans la société?

2207-2208

La famille est la cellule originelle de la société humaine et précède toute reconnaissance de la part de l’autorité publique. Les principes et les valeurs de la famille constituent le fondement de la vie sociale. La vie de famille est une initiation à la vie en société.

 

458. Quels sont les devoirs de la société dans ses rapports à la famille?

2209-2213
2250

La société a le devoir de soutenir et d’affermir le mariage et la famille, en respectant aussi le principe de subsidiarité. Les pouvoirs publics doivent respecter, protéger et favoriser la vraie nature du mariage et de la famille, la morale publique, les droits des parents et la prospérité des foyers.

 

459. Quels sont les devoirs des enfants envers leurs parents?

2214-2220
2251

Les enfants doivent respect (piété filiale), reconnaissance, docilité et obéissance envers leurs parents, contribuant ainsi, par les bonnes relations entre frères et sœurs, au progrès de l’harmonie et de la sainteté de toute la vie familiale. Si les parents se trouvent dans une situation d’indigence, de maladie, d’isolement ou de vieillesse, les enfants adultes doivent leur fournir un soutien moral et matériel.

 

460. Quels sont les devoirs des parents envers leurs enfants?

2221-2231

Participants de la paternité divine, les parents sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants et les premiers à leur annoncer la foi. Ils ont le devoir d’aimer et de respecter leurs enfants comme personnes et comme fils de Dieu. Ils ont à pourvoir, autant que faire se peut, à leurs besoins matériels et spirituels, choisissant pour eux une école appropriée et leur prodiguant de prudents conseils pour choisir leur profession et leur état de vie. En particulier, ils ont pour mission de les éduquer à la foi chrétienne.

 

461. Comment les parents éduquent-ils leurs enfants à la foi chrétienne?

2252-2253

Principalement par l’exemple, la prière, la catéchèse familiale et la participation à la vie ecclésiale.

 

462. Les liens de famille sont-ils un bien absolu?

2232-2233

Les liens de famille, bien qu’ils soient importants, ne sont pas absolus, parce que la première vocation du chrétien est de suivre Jésus en l’aimant : « Qui aime son père et sa mère plus que moi, n’est pas digne de moi. Qui aime sa fille ou son fils plus que moi n’est pas digne de moi » (Mt 10, 37). Les parents doivent aider avec joie leurs enfants à suivre Jésus, dans tous les états de vie, même dans la vie consacrée ou dans le ministère sacerdotal.

 

463. Comment doit s’exercer l’autorité dans les différents domaines de la société civile?

2234-2237
2254

Elle doit toujours s’exercer comme un service, en respectant les droits fondamentaux de l’homme, une juste hiérarchie des valeurs, les lois, la justice distributive et le principe de subsidiarité. Dans l’exercice de l’autorité, chacun doit rechercher l’intérêt de la communauté au lieu du sien propre. Ses décisions doivent s’inspirer de la vérité sur Dieu, sur l’homme et sur le monde.

 

464. Quels sont les devoirs des citoyens dans leurs rapports avec les autorités civiles?

2238-2241
2255

Ceux qui sont soumis à l’autorité doivent considérer leurs supérieurs comme des représentants de Dieu, offrant leur collaboration loyale pour le bon fonctionnement de la vie publique et sociale. Cela comporte l’amour et le service de la patrie, le droit et le devoir de voter, le paiement des impôts, la défense du pays et le droit à une critique constructive.

 

465. Quand le citoyen doit-il ne pas obéir aux autorités civiles?

2242-2243
2256

Le citoyen ne doit pas, en conscience, obéir quand les prescriptions des autorités civiles s’opposent aux exigences de l’ordre moral : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Ac 5,29).

LE CINQUIÈME COMMANDEMENT : NE PAS TUER

 

466. Pourquoi faut-il respecter la vie humaine?

2258-2262
2318-2320

Parce que la vie humaine est sacrée. Dès son origine, elle comporte l’action créatrice de Dieu et demeure pour toujours dans une relation spéciale avec le Créateur, son unique fin. Il n’est permis à personne de détruire directement un être humain innocent, car cela est gravement contraire à la dignité de la personne et à la sainteté du Créateur. « Vous ne ferez pas mourir l’innocent et le juste » (Ex 23,7).

 

467. Pourquoi la légitime défense des personnes et des sociétés n’est-elle pas contraire à cette règle absolue?

2263-2265

Par la légitime défense, on fait le choix de se défendre et de mettre en valeur le droit à la vie, la sienne propre ou celle d’autrui, et non le choix de tuer. Pour qui a la responsabilité de la vie d’autrui, la légitime défense peut être aussi un devoir grave. Toutefois, elle ne doit pas comporter un usage de la violence plus grande que ce qui est nécessaire.

 

468. À quoi sert une peine?

2266

Une peine infligée par l’autorité publique légitime a pour but de réparer le désordre introduit par la faute, de défendre l’ordre public et la sécurité des personnes, et de contribuer à l’amendement du coupable.

 

469. Quelle peine peut-on infliger?

2267

La peine infligée doit être proportionnée à la gravité du délit. Aujourd’hui, étant donné les possibilités dont l’État dispose pour réprimer le crime en rendant inoffensif le coupable, les cas d’absolue nécessité de la peine de mort « sont désormais très rares, sinon même pratiquement inexistants » (Evangelium vitæ). Quand les moyens non sanglants sont suffisants, l’autorité se limitera à ces moyens, parce qu’ils correspondent mieux aux conditions concrètes du bien commun, ils sont plus conformes à la dignité de la personne et n’enlèvent pas définitivement, pour le coupable, la possibilité de se racheter.

 

470. Qu’interdit le cinquième commandement?

2268-2283
2321-2326

Le cinquième commandement interdit comme gravement contraires à la loi morale :
L’homicide direct et volontaire, ainsi que la coopération à celui-ci;
l’avortement direct, recherché comme fin et comme moyen, ainsi que la coopération à cet acte, avec la peine d’excommunication, parce que l’être humain, dès sa conception, doit être défendu et protégé de manière absolue dans son intégrité;
l’euthanasie directe, qui consiste à mettre fin, par un acte ou par l’omission d’une action requise, à la vie de personnes handicapées, malades ou proches de la mort; 
le suicide et la coopération volontaire à celui-ci, parce qu’il est une offense grave au juste amour de Dieu, de soi-même et du prochain; quant à la responsabilité, elle peut être aggravée en raison du scandale ou diminuée par des troubles psychiques particuliers ou par de graves craintes.

 

471. Quelles procédures médicales sont autorisées quand la mort est considérée comme imminente?

2278-2279

Les soins habituellement dus à une personne malade ne peuvent être légitimement interrompus. Par contre, sont légitimes le recours à des analgésiques n’ayant pas comme finalités la mort, ainsi que le renoncement à « l’acharnement thérapeutique », c’est-à-dire, à l’usage de procédés médicaux disproportionnés et sans espoir raisonnable d’une issue favorable.

 

472. Pourquoi la société doit-elle protéger tout embryon?

2273-2274

Le droit inaliénable à la vie de tout individu humain, dès sa conception, est un élément constitutif de la société civile et de sa législation. Quand l’État ne met pas sa force au service des droits de tous, et en particulier des plus faibles, parmi lesquels les enfants conçus non encore nés, ce sont les fondements mêmes de l’état de droit qui sont minés.

 

473. Comment éviter le scandale?

2284-2287

Le scandale, qui consiste à porter autrui à faire le mal, est à éviter en respectant l’âme et le corps de la personne. Si l’on porte délibérément autrui au péché grave, on commet une faute grave.

 

474. Quels devoirs avons-nous envers le corps?

2288-2291

Nous devons porter une attention raisonnable à la santé physique, la nôtre et celle d’autrui, en évitant le culte du corps et toutes sortes d’excès. Doivent aussi être évités l’usage de stupéfiants, qui causent de graves dommages à la santé et à la vie humaine, et aussi l’abus de nourriture, d’alcool, de tabac et de médicaments.

 

475. Quand les expérimentations scientifiques, médicales et psychologiques sont-elle moralement légitimes sur les individus ou sur des groupes humains?

2292-2295

Elles sont moralement légitimes si elles sont au service du bien intégral de la personne et de la société, sans risques disproportionnés pour la vie et l’intégrité physique ou psychique des individus, qui doivent être, au préalable, informés et consentants.

 

476. Avant et après la mort, le prélèvement et le don d’organes sont-ils autorisés?

2296

Le prélèvement d’organes est moralement acceptable avec le consentement du donneur et sans risques excessifs pour lui. Pour que soit réalisé l’acte noble du don d’organes après la mort, on doit être pleinement certain de la mort réelle du donneur.

 

477. Quelles sont les pratiques contraires au respect de l’intégrité corporelle de la personne humaine?

2297-2298

Ce sont : les enlèvements et les prises d’otages de personnes, le terrorisme, la torture, les violences, la stérilisation directe. Les amputations et les mutilations d’une personne ne sont moralement acceptables qu’à des fins thérapeutiques pour la personne elle-même.

 

478. Comment doit-on prendre soin des mourants?

2299

Les mourants ont le droit de vivre dans la dignité les derniers moments de leur vie terrestre, et surtout avec le soutien de la prière et des sacrements, qui les préparent à rencontrer le Dieu vivant.

 

479. Comment doivent être traités les corps des défunts?

2300-2301

Les corps des défunts doivent être traités avec respect et charité. L’incinération est permise à condition qu’elle soit réalisée sans mettre en cause la foi en la résurrection des corps.

 

480. Que demande le Seigneur à toute personne en ce qui concerne la paix?

2302-2303

Le Seigneur, qui a proclamé « bienheureux les artisans de paix » (Mt 5,9), demande la paix du cÅ“ur et dénonce l’immoralité de la colère, qui est un désir de vengeance pour le mal subi, et la haine, qui porte à désirer le mal pour le prochain. Ces comportements, s’ils sont volontaires et consentis dans des matières de grande importance, sont des péchés graves contre la charité.

 

481. Qu’est-ce que la paix dans le monde?

2304-2305

La paix dans le monde, qui est requise pour le respect et le développement de la vie humaine, n’est pas simplement l’absence de la guerre ou l’équilibre de forces opposées; elle est « tranquillité de l’ordre » (saint Augustin), « fruit de la justice » (Is 32,17) et effet de la charité. La paix terrestre est image et fruit de la paix du Christ.

 

482. Que réclame la paix dans le monde?

2304;
2307-2308

La paix dans le monde réclame une distribution équitable et la protection des biens des personnes, la libre communication entre les êtres humains, le respect de la dignité des personnes et des peuples, la pratique assidue de la justice et de la fraternité.

 

483. Quand peut-on moralement consentir à l’usage de la force militaire?

2307-2310

Le recours à la force militaire est moralement justifié par la présence simultanée des conditions suivantes : la certitude d’un dommage subi grave et durable; l’inefficacité de toute solution pacifique; les conditions sérieuses d’un succès; l’absence de maux plus grands, étant bien considérée la puissance actuelle des moyens de destruction.

 

484. En cas de menace de guerre, à qui appartient-il d’apprécier de manière rigoureuse de telles conditions?

2309

Cela appartient au jugement prudent des Gouvernants, auxquels revient aussi le droit d’imposer aux citoyens l’obligation de la défense nationale, étant sauf le droit personnel à l’objection de conscience, obligation qui peut être réalisée par d’autres formes de service de la communauté humaine.

 

485. En cas de guerre, que demande la loi morale?

2312-2314
2328

La loi morale demeure toujours valide, même en cas de guerre. Elle demande que soient traités avec humanité les non-combattants, les soldats blessés et les prisonniers. Les actes délibérément contraires au droit des gens et les ordres qui les commandent sont des crimes que l’obéissance aveugle ne suffit pas à excuser. Il faut condamner les destructions massives, ainsi que l’extermination d’un peuple ou d’une minorité ethnique. Ce sont des péchés très graves et on est moralement tenu de résister aux ordres de ceux qui les commandent.

 

486. Que faut-il faire pour éviter la guerre?

2315-2317
2327-2330

On doit faire ce qui est raisonnablement possible pour éviter à tout prix la guerre, étant donné les maux et les injustices qu’elle provoque. En particulier, il faut éviter l’accumulation et le commerce des armes non dûment réglementées par les pouvoirs légitimes; les injustices, surtout économiques et sociales; les discriminations ethniques et religieuses; l’envie, la défiance, l’orgueil et l’esprit de vengeance. Tout ce qui est fait pour vaincre ces désordres et d’autres encore contribue à édifier la paix et à éviter la guerre.

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Deuxième section : les 10 commandements

5ème
S.J.M
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